Thursday, March 12, 2009

Interview with César Aira

Francisco Ángeles (La Nacion - Argentina) interviews César Aira.

-¿Has pensado alguna vez que es muy complicado seguirte? Debe de ser muy difícil que te encuentres con alguien que haya leído tu obra completa, ¿no?

-Hay algunos que han tomado esa actitud un poco de coleccionista. Yo he editado en muchísimas editoriales. En la Argentina han proliferado estos últimos años pequeñas editoriales independientes que son mi terreno de juegos, mi playground favorito. Prefiero publicar con estos pequeños editores que suelen ser gente joven; algunas editoriales son unipersonales. Hoy en día los medios técnicos permiten hacer un libro con cierta facilidad, y toda editorial nueva que aparece en Buenos Aires o alrededores se inaugura con un libro mío, porque yo siempre estoy disponible. Me encanta porque me da una gran libertad. En general, a estos jóvenes les gusta lo que hago, y si yo estornudara, publicarían un estornudo mío. Sé que puedo darles cualquier cosa, puedo "subir la apuesta", digamos.

-Tienes una imagen de escritor hermético, no sé si difícil. Dicen que no te gustan las entrevistas.

-En la Argentina no doy entrevistas. Por supuesto, cuando empecé a publicar daba entrevistas a todos los que me la pedían, pero llegó un momento en que hubo demasiadas, y me di cuenta de que me absorbía mucho. Era algo que competía con mi trabajo propiamente dicho. En nuestro pequeño mundo todos se conocen y si le doy una entrevista a uno, va a venir otro a decirme "¿Por qué a él sí y a mí no?"

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Martin Solares: Les Minutes Noires (Los Minutos Negros)

Gérard Meudal reviews Martin Solares' Les Minutes Noires (Los Minutos Negros)

On raconte que B. Traven, ce mystérieux écrivain allemand exilé au Mexique, aurait participé en 1947 sous une fausse identité au tournage du Trésor de la Sierra Madre, le film adapté de son roman par John Huston.

C'est l'une des figures tutélaires qui hantent l'étrange histoire racontée par Martin Solares dans Les Minutes noires. Un récit où l'on croise, pêle-mêle, un Père jésuite en délicatesse avec son évêque, plusieurs bandes rivales de narcotrafiquants, un Grizzli et un Chacal, le "Sherlock Holmes mexicain", qui s'agace toujours d'être comparé à un boniment littéraire, lui qui a arrêté le faussaire de Tampico et identifié l'assassin de Trotski, un fantôme qui vient se pencher sur l'auteur pour lui murmurer à l'oreille "pas vrai que dans la vie de chaque homme il y a cinq minutes noires ?", quelques hommes d'affaires véreux et même un extraterrestre qui ne serait autre que le roi des martiens. Ils sont si nombreux qu'il a fallu en dresser la liste en préambule comme dans une pièce de théâtre, et dans cet inventaire hétéroclite, on trouve même un élément totalement inattendu : un policier honnête.

Martin Solares reprend les codes et les situations d'une intrigue policière classique pour créer un univers où le lecteur est constamment placé sur une frontière fluctuante entre rêve et réalité, entre la fiction et l'authentique violence des faits. Dans la ville portuaire de Paracuan, Etat de Tamaulipas, un tueur en série a assassiné plusieurs fillettes.

L'enquête est rondement menée par la police locale, dont les méthodes sont d'une efficacité redoutable. Elles consistent à arrêter le premier venu et à l'inculper au mépris des preuves les plus évidentes, non par simple laxisme mais pour protéger le véritable coupable qui bénéficie de toutes sortes de protections. Quelques années plus tard, un journaliste vient déterrer cette histoire et, comme il se doit, est rapidement assassiné.

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Jorge Volpi: Le Jardin Dévasté (El Jardin Devastado)

Florence Noiville reviews Jorge Volpi's Le Jardin Dévasté (El Jardin Devastado)

Dans les essais littéraires qu'il vient de publier en espagnol, Mentidas contajosas (Mensonges contagieux), Volpi s'amuse en effet à brouiller les lignes en mêlant l'essai à l'invention. De même dans Le Jardin dévasté, son dernier opus traduit en français, qu'il décrit comme une "mosaïque de roman, d'aphorismes et d'autobiographie".

Le livre s'ouvre sur un décompte macabre, celui des victimes en Irak. "Hier, soixante-sept. Aujourd'hui, "au cours d'une des journées les plus violentes", cent huit. (...) Nous entrevoyons les chiffres - sérénité de l'arithmétique - en avalant une cuillerée de yaourt ou en somnolant." Le narrateur, un double de Volpi, doit écrire un article : mille dollars pour 15 pages, avec un abstract, des notes en bas de page, une bibliographie...

Un abstract sur la guerre d'Irak ! Tout ça lui semble si dérisoire. Lui-même n'est-il pas caricatural ? "J'ai passé plus de quinze ans reclus dans la docte indifférence de la spécialisation : Emory, Cornell, Harvard. Là, j'ai échappé au temps, cumulé femmes et abandons, remâché mon écoeurement dans quelques articles et ouvrages d'analyse politique."

Au portrait de ce narrateur qui lui ressemble, Volpi oppose l'aventure de Leïla, une jeune Irakienne qui vient de perdre son mari et sa fille et décide de partir seule, sur leurs traces, de Mossoul à Kirkouk. Peu à peu, l'abstract va se transformer en roman. Un texte personnel aux accents sincères sinon naïfs, où Volpi raconte le périple de Leïla et dit sa désespérance sourde devant la détresse de cette jeune femme.

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Saturday, March 07, 2009

César Aira: Ghosts

Natasha Wimmer reviews César Aira's Ghosts

The Argentine novelist César Aira is the Duchamp of Latin American literature, a light-footed experimentalist who follows a credo of improvisation and constant forward motion, plotting as he goes and turning out at least two short novels a year. His agenda is subversive, but his brutal humor and off-kilter sense of beauty make his stories slip down like spiked cream puffs. The violent culinary imagery is apt: this is a writer who drowns characters in vats of strawberry ice cream (in the surreally autobiographical "How I Became a Nun"). As Roberto Bolaño, his contemporary, said, "Once you've read Aira, you want to keep reading Aira."

"Ghosts," the latest installment in Aira's project, is an exercise in queasiness, a heady, vertigo-inducing fantasia. Set on the roof of a half-finished luxury apartment building in Buenos Aires, it takes place over the course of a single day. On a New Year's Eve morning of "high childishness," the future owners of the apartments visit the construction site, wandering from room to room. Most of the walls are up, but there are no doors or windows or flooring, and the raw strangeness of naked concrete is the first warning that the reader has entered Aira's makeshift universe.

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Thursday, March 05, 2009

Interview with Carlos Fuentes

Le Figaro interviews Carlos Fuentes


LE FIGARO. - Le 11 mars, vous donnerez une conférence à la Bibliothèque nationale de Paris sur la littérature latino-américaine. A-t-elle beaucoup évolué en un demi-siècle ?

Carlos FUENTES. - Elle a énormément changé. À mes débuts, il n'y avait presque pas de romanciers. Un grand critique a dit un jour : « L'Amérique latine, c'est un roman sans romancier. » Puis il y a eu la parole avec Pablo Neruda ; le premier romancier fut Alejo Carpentier, suivi de Borges, Asturias. Enfin est arrivé le « Boom », un mouvement littéraire de douze personnes dont Garcia Marquez, Cortazar, Vargas Llosa... Aujourd'hui, il y a une centaine de bons écrivains dans toute l'Amérique latine.

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Wednesday, March 04, 2009

Leonardo Padura's Top Ten

Leonardo Padura shows here he's Cuban novel Top Ten.



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Monday, March 02, 2009

Satanás


Satanás was written and directed by Andrés Baiz and based on the novel "Satanás" by Colombian writer Mario Mendoza.



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António Lobo Antunes: The Fat Man and Infinity: And Other Writings

Babara Fisher reviews António Lobo Antunes' The Fat Man and Infinity: And Other Writings

António Lobo Antunes, one of Portugal's most esteemed novelists, for many years published short pieces of memoir, reflection, and fiction in weekly or biweekly columns in Portuguese newspapers. Collected here are a selection of autobiographical pieces that focus on his pampered childhood and fictions that focus on a variety of dismal or damaged lives.

The autobiographical pieces are both sweetly nostalgic and slyly self-mocking. Antunes recognized his calling to be a writer at an early age, sacrificing his career as an ice-hockey player and abandoning his dream to become Spider-Man to fulfill his artistic destiny. One piece, titled "Old Age," concludes, "I'm not an elderly man with the heart of a child. I'm a child whose envelope has grown slightly worn."

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Junot Díaz: The Brief Wondrous Life of Oscar Wao

Lesley McDowell reviews Junot Díaz' The Brief Wondrous Life of Oscar Wao

With this startling, breathless, sweetly harsh debut novel, Junot Díaz, a justifiable Pulitzer Prize winner, has managed to portray both the particularity of the inner life of a Dominican teenage boy in contemporary New Jersey, as well as draw universal conclusions about men and women, race and class.

We first meet Oscar when he is a plump little boy, loved by the girls to such an extent that they fight over him. Fast forward to his adolescence, and girls are fighting to get away from him. Oscar's isolation is compounded by his innate geekiness, his love of genre fiction, his dragon of a mother and his counter-culture sister. His mother might fit the stereotype of the fierce Latin-American mother who brings up her kids alone and works her fingers to the bone in underpaid, menial jobs to do it, but everything else about Oscar's story eschews easy assumptions.
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Monday, February 23, 2009

António Lobo Antunes: The Fat Man and Infinity and Other Writings

Dwight Garner reviews António Lobo Antunes' The Fat Man and Infinity and Other Writings.

Writing last year in The Nation, Natasha Wimmer, the gifted young translator of Roberto Bolaño's major novels into English, described the rivalry between the Portuguese novelists José Saramago and António Lobo Antunes. When Saramago won the Nobel Prize in Literature in 1998, Ms. Wimmer wrote, "there were those who believed that the wrong writer had been chosen."

One of those people may have been Mr. Antunes. In 1998, when a reporter for The New York Times called him for a comment about Saramago's Nobel, Mr. Antunes said, "This phone doesn't work!" and cut the connection.

Mr. Saramago, born in 1922, and Mr. Antunes, born in 1942, are not easily confused on the page. Mr. Saramago's style is spare and allegorical. His best novels, like "Blindness" (1998), build like ticking cerebral thrillers. Mr. Antunes's work, on the other hand, is chaotic and jagged, in a style that can be reminiscent of Faulkner's.

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Thursday, February 19, 2009

Luis Sepúlveda

Chilean novelist Luis Sepúlveda won the 13th Edition of the Premio Primavera de Novela (Spain) with a prize value of 200.000 Euro.
More details in El País.

Wednesday, February 18, 2009

António Lobo Antunes

Portuguese writer António Lobo Antunes announced in an interview that in two years he will stop writing.
After his new book "Que Cavalos São Aqueles Que Fazem Sombra no Mar?" to be released this year and another one, Lobo Antunes intends to put an end to his career.